Livrandbad

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Un manque, un sentiment, une histoire...

Seulement un mois et demi que tu es parti…hé oui SEULEMENT un mois et demi. Et je perds déjà

 patience. Ton absence est insupportable. Au début je me retenais de pleurer, et j’y suis arrivée. Ce

n’est pas le début le plus difficile. C’est quand on dépasse les deux semaines, que le manque

commence réellement à se faire sentir. Tu sais, c’est ce sentiment qui démoralise, ce manque en

permanence. Finalement, c’est quoi le manque ? C’est une habitude qu’on a prise, à se voir tous les

jours dans notre cas, et tout d’un coup cette habitude doit disparaître, du jour au lendemain,

comme par magie. Et le plus frustrant c’est que nous n’avons pas notre mot à dire. Nous n’avons

pas le choix, ces quatre mois à l’étranger doivent être validés. Des personnes parlent « d’épreuve »

pour savoir si on s’aime vraiment. Je ne comprends pas pourquoi on devrait nous affliger ça,

surtout au bout d’un an et demi. Je pense qu’on a eu le temps de nous connaître suffisamment. Tu

sais ce qui me manque le plus ? Ce sont tous ces petits gestes du quotidien comme ce baiser que tu

poses sur mon front avant de partir en cours, ces bras qui m’entourent pour me rassurer, ce

regard qui en dit long sur tes sentiments, ce sourire malin quand tu me taquines, ces mains posées

en douceur sur mes seins, ces jambes qui se mêlent aux miennes pour ne faire qu’un, cette voix qui

me susurre « je t’aime » au creux de l’oreille, ce cœur qui bat au même rythme que le mien. Nous

ne faisons qu’un. Nous sommes inséparables, malgré les hauts et les bas, comme dans tout autre

couple. En partant, tu as emporté une partie de moi, celle qui reste toujours à tes côtés, et qui s’est

réfugiée dans ton cœur. Mais tu as laissé derrière toi une personne fragile et non sûre d’elle.

Comment puis-je avoir confiance en moi quand l’homme qui me surestimait et me mettait en

confiance n’est plus là ? Tu es l’homme qui me redonne confiance en moi, qui me dit que je suis

jolie, belle, même magnifique, celui qui dit « tu es intelligente bien sûr que tu vas réussir ». Tout ça

accompagné d’un câlin rassurant. Comment on fait quand il n’y a ni les mots ni les gestes du

quotidien ? Ma vie a basculé, il a fallu penser par moi-même et prendre sur moi, comme je sais si

bien le faire (ou pas !). Après un mois et demi, je ne sais toujours pas le faire. Je pleure souvent,

rien qu’en pensant à toi, à ce qu’on aurait fait aujourd’hui si tu étais présent. J’ai l’impression

d’avoir une double vie. Celle que je continue à mener malgré ton absence, et celle où je te vois tous

les jours, où je te parle tous les jours, où je suis dans tes bras le soir. La journée c’est facile de faire

comme si tu n’étais pas là, comme si tu n’existais pas, on ne se voyait déjà pas la journée avant,

donc ce n’est pas bien compliqué, même si j’pense toujours à toi. Mais le soir, oui le soir, c’est là

que je change de vie. Où je m’imagine prendre le bus pour venir te voir, entrer chez toi et me poser

 sur ton lit en te prenant dans mes bras. Mon esprit vagabonde tous les soirs avec toi, chez toi,

chez moi, au Carré ou bien à la cartonnerie pour nos soirées en amoureux…je vagabonde encore et

encore. Et quand je reviens à la réalité c’est comme si je me prenais une grosse claque dans la

gueule. Amélie, reviens parmi nous, n’oublie pas ta vraie vie. Je me sens si seule et démunie.

J’aimerais juste t’avoir à mes côtés, pouvoir te toucher, te parler, te dire à quel point je t’aime…

C’est tellement dur. Ma vie est avec toi dorénavant. Tu es l’homme de ma vie, je veux m’installer,

voyager,  me marier avec toi, je veux fonder une famille, oui je veux que tu sois le père de mes

enfants. Un petit blondinet ou une petite blondinette qui nous unirait à jamais et qui nous rendrait

fiers de ce que nous sommes aujourd’hui. Et si pour ça, il faut que j’attende encore deux mois et

demi avant de te retrouver, et bien j’attendrai, malgré mon défaut d’impatience, malgré le manque

que ton absence engendre. Je t’aime, et distance ou non, ça n’y changera rien. Même à 7 600 km,

tu es toujours dans mes pensées, dans mon cœur. Je t’aime Adrien ! <3



28/05/2014
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